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« Que mon fils Anowar puisse aller à l’école me rassure beaucoup »

Secourir les déplacés/réfugiés
Myanmar (Birmanie)

En décembre 2017, Anowar, réfugié rohingya au Bangladesh, a perdu sa jambe droite suite à un accident avec une voiture. Grâce au soutien de HI, il a suivi des séances de réadaptation, reçu un soutien psychologique et va aujourd’hui à l’école.

Anowar, 9 ans, est Rohingya, il vit avec sa famille au Bangladesh, dans le camp de réfugiés de Cox Bazar.

Anowar, 9 ans, est Rohingya, il vit avec sa famille au Bangladesh, dans le camp de réfugiés de Cox Bazar. | © Shumon Ahmed/HI

Le jour se lève à Kutupalong, camp de réfugiés qui accueille plus de 900 000 Rohingyas ayant fui le Myanmar voisin. Anowar, 5 ans, ajuste sa prothèse. Il se lève et se prépare à affronter les chemins boueux qui le mènent à l’école.

Décembre 2017 : Anowar est victime d’un accident de la route dans le camp de réfugiés. Un vrai traumatisme. Il est amputé de la jambe droite, jusqu’au genou. « Perdre sa jambe, quand on a cinq ans… », commente sa maman. Les équipes de HI rencontrent rapidement l’enfant. Il reçoit une prothèse en avril[1], et suit des séances de réadaptation avec les kinésithérapeutes de HI. Il reçoit également des béquilles. « Après l’accident, Anowar était terriblement traumatisé. Il a reçu une aide au niveau psychologique, pour se sentir mieux », explique son frère, Gura Miah.

« Aujourd’hui, Anowar est plus actif et joue avec ses amis dans le camp. Mais être autonome est toujours compliqué ; par exemple, il n’est pas capable d’aller seul aux toilettes. Et quand il pleut, comme pendant la mousson, il risque à tout moment de tomber et de se blesser », ajoute Gura Miah.

Grâce au soutien de HI, qui favorise l’accès à tous les enfants à l’école dans le camp de réfugiés, Anowar est scolarisé depuis mai 2018. « C’est un grand soulagement pour nous, je ne pensais pas que ce serait possible. Tous les jours, son frère l’y accompagne. Que mon fils puisse aller à l’école, comme les autres enfants, me rassure beaucoup », confie sa maman, Anowara Begum.

Les conditions de vie restent cependant difficiles: « Dans le passé, nous avions des terres, nous avons dû tout quitter et nous sommes arrivés ici en 2009. Nous avons douze enfants, on vit à quatorze dans deux pièces. Nous n’avons aucune autonomie, nous ne pouvons pas travailler ni sortir du camp. Depuis août 2017, il y a eu un immense afflux de nouveaux réfugiés rohingyas. Nous sommes aujourd’hui très nombreux et nous devons nous partager l’accès aux services (soins de santé, alimentation, etc.). C’est compliqué, mais nous sommes tous des êtres humains et nous devons arriver à vivre ensemble. Et puis, au moins, ici, nous sommes enfin en sécurité», ajoute son père, Abdus Salam.

 

[1] Avec le soutien du CICR.

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