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Aider les réfugiés syriens en situation de handicap

Entre 2014 et 2016, Handicap International a apporté son soutien à la population réfugiée syrienne en Irak. Parmi ses nombreuses activités, l’association a développé un projet régional visant à faire émerger des représentants et des groupes de Syriens à même de promouvoir les droits des personnes handicapées et blessées qui ont fui les combats en Syrie et trouvé refuge dans le pays. 

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Adnan et sa famile | © E. Fourt / Handicap International

Plus de 80 000 Syriens ont trouvé refuge à Dohuk (nord de l’Irak) depuis le début du conflit dans leur pays. Adnan, 47 ans, est l’un d’entre eux. Il a vécu des moments particulièrement traumatisants avant de fuir la Syrie. « Je me rappelle de ma vie à Alep, il y a des années » raconte-t-il. « J’avais un bon travail, tout allait bien pour nous. Mais un jour, tout a changé. J’ai été kidnappé et torturé pendant 40 jours. J’ai perdu un œil, une jambe et j’ai été victime d’un accident vasculaire cérébral. » Adnan a survécu à ses tortures et a retrouvé sa famille. Quelques années plus tard, il a quitté la guerre en Syrie avec sa femme et ses enfants.

« Quand nous sommes arrivés ici, je me suis senti très seul. Je n’avais aucun ami et j’avais encore beaucoup de mal à me faire à nos nouvelles conditions de vie. C’est à ce moment-là que le groupe mis en place par Handicap International m’a contacté.  Ils m’ont immédiatement offert leur amitié et leur soutien. Ils m’ont aidé à trouver une assistance financière et un travail, et j’ai pu de nouveau subvenir aux besoins de ma famille ». Le groupe de soutien de l’association a également aidé beaucoup d’autres réfugiés. Il y a quelques années, Amr a été blessé en Syrie et a du subir l’amputation de ses deux jambes. Lorsqu’il est arrivé en Irak, il vivait dans des conditions extrêmement précaires. Le projet de Handicap International lui a permis de trouver refuge dans un camp avec sa famille. « Nous vivions dans un endroit sans murs et sans toit. Je me demandais comment nous survivrions quand l’hiver arriverait. Mais heureusement, le groupe de soutien a trouvé une solution pour moi. »

L’initiative de Handicap International a permis aux réfugiés syriens en situation de handicap de se regrouper et de s’entraider. « Ce projet est né d’une conviction : ces personnes sont les mieux placées pour faire du plaidoyer pour elles même ou leur cause, car nous ne comprendrons jamais totalement leur situation, même en tant qu’humanitaires » explique Tomas Bokor, le coordinateur des opérations de développement de l’association. Plusieurs groupes de soutiens ont été créés dans le pays, au fil des années.

Amena vit dans un camp de réfugiés au Kurdistan Irakien et a rejoint l’un de ces groupes de soutien. Elle souffre d’une maladie congénitale qui l’empêche de parler ou d’entendre correctement. Le groupe l’a aidée à trouver les fonds pour financer une opération chirurgicale importante. « Sans eux, cela n’aurait pas été possible » dit-elle. Khadija, une veuve vivant avec ses quatre enfants, partage l’avis d’Amena. Elle a également bénéficié du lancement de ce projet dans le camp. « Quand j’ai rencontré les autres membres du groupe, ils ont directement essayé de m’aider. Ils ont fait en sorte que mon nom figure dans la liste des bénéficiaires d’un programme d’assistance financière, ce qui a beaucoup amélioré la situation de ma famille. »

Ce projet a pris fin en Décembre 2016. Plus de 950 personnes en ont bénéficié depuis sa création.

Amena. © Handicap International

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