Go to main content

Centrafrique : faciliter l’acheminement du matériel humanitaire

Urgence

Face au contexte de crise en Centrafrique et afin d’améliorer l’accès des organisations humanitaires auprès des populations vulnérables dans les zones reculées du pays, Handicap International met en œuvre une plateforme logistique.

centrafrique

Piste aérienne de Sibut, en RCA, après avoir été réhabilitée par Handicap International. | © Handicap International

La République Centrafricaine, un des pays les plus pauvres du monde, classé 188e sur 189e selon l’indice de développement humain (IDH), fait face à un contexte de violences et d’insécurité depuis de nombreuses années. Ce climat instable s’est encore renforcé depuis mars 2013, date du coup d’état de la rébellion Seleka. Cette situation, qui a notamment un impact sur les transports routiers et aériens, complique considérablement l’accès des organisations humanitaires auprès des populations affectées par la crise.

« De nombreuses routes sont dangereuses et parfois inaccessibles, en très mauvais état, surtout durant la saison des pluies. Nous facilitons donc l’acheminement du matériel humanitaire par voie aérienne et mutualisons le transport routier. Par ailleurs, les pistes aériennes sont souvent détériorées. Le principal défi est donc actuellement de permettre aux ONG d’avoir accès aux personnes les plus touchées par cette crise », explique Guillaume Woehling, chef de mission pour Handicap International en Centrafrique.

Afin de de favoriser le transport du matériel humanitaire des ONG et des partenaires auprès des populations vulnérables, Handicap  International met en œuvre une plateforme logistique1 depuis décembre 2015. Sa priorité : améliorer l’action humanitaire dans le pays par un appui logistique, afin que les acteurs humanitaires puissent atteindre plus facilement et rapidement les populations les plus vulnérables dans les zones reculées du pays. Cette plateforme logistique comprend trois axes d’intervention. Elle vise à faciliter le transport aérien suite à la réhabilitation des pistes les plus endommagées, et à optimiser les transports routiers depuis Bangui et les hubs provinciaux de Bossango et Kaga-Bandoro. Cette plateforme logistique met aussi à disposition des capacités de stockage sécurisé à Bangui et dans les hubs.
 
« Beaucoup de pistes sont sévèrement endommagée, n’étant plus utilisées depuis longtemps. On les identifie, localise les urgences humanitaires et on priorise les nouvelles pistes à réhabiliter2. On a notamment décidé de réhabiliter la piste de Sibut. Elle n’avait plus été utilisée depuis 1976 : on a dû couper 8 000 arbres ! Rendre ces pistes fonctionnelles est une vraie priorité. Jusqu’à présent, nous avons réhabilité 5 pistes, ce qui a permis de réaliser plusieurs dizaines de vols, de transporter du personnel humanitaire et des dizaines de tonnes de matériel dans des régions reculées », explique Guillaume Woelhing.

D’autre part, les équipes de Handicap International facilitent la centralisation des marchandises, en collaboration avec les opérateurs aériens humanitaires (UNHAS3 et ASF). « Nous allons chercher les frets des ONG ou des partenaires avec un camion et les emmenons à l’aéroport où nous les stockons dans un entrepôt, afin de faciliter leur envoi par la suite ».

Enfin, au niveau routier, Handicap International mutualise et optimise les flux des transports, et assure gratuitement les opérations de transport des partenaires humanitaires dans tout le pays (22 villes desservies actuellement), à partir de Bangui et de deux hubs4 en province (Bossangoa et Kaga-Bandoro). De décembre à avril 2016, l’équivalent de 2 500 tonnes de cargo ont été mises à disposition des partenaires5.

« Ce qui nous semble essentiel, c’est de disposer d’espaces de stockage sécurisés. Il y a eu énormément de pillages lors de la dernière crise de septembre 2015, il est donc indispensable d’avoir un lieu centralisé plus facilement sécurisable en cas de nouvelle situation d’urgence. Enfin, nous prévoyons de développer les services offerts par la plateforme, notamment au niveau mécanique et énergie, car il s’agit d’un vrai  besoin identifié par les partenaires humanitaires en Centrafrique ».


Plateforme financée par le Programme alimentaire mondial (PAM) via le mécanisme de financement du CERF (UN)

2 En lien avec les acteurs humanitaires, UNHAS et Aviations Sans Frontières.

3  United Nations Humanitarian Air Service et Aviations sans Frontières.

4 Lieu de stockage temporaire du matériel humanitaire.

5 ONG et Agences des Nations unies.

Nos actions
pays
par pays

RELATIONS PRESSE

CANADA

Gabriel PERRIAU

ÉTATS-UNIS

Mica BEVINGTON

 

 

Aidez-les
concrètement

Pour aller plus loin

« Quand je serai grand, je volerai »
© Shumon Ahmed/HI
Réadaptation Secourir les déplacés/réfugiés Urgence

« Quand je serai grand, je volerai »

Saiful a 7 ans. Il vit dans le camp de réfugiés rohingyas de Kutupalong, dans le sud du Bangladesh. Atteint d’une malformation congénitale, l’enfant a perdu sa jambe droite à deux ans. Avec le soutien de Handicap International, il a reçu une prothèse, marche et va à l’école.  L’enfant adore jouer avec ses amis, et a un rêve : devenir pilote.

Pluies torrentielles au Bangladesh : plus de 9 000 réfugiés rohingyas affectés
© HI
Réadaptation Urgence

Pluies torrentielles au Bangladesh : plus de 9 000 réfugiés rohingyas affectés

Plus de 9 000 rohingyas sont affectés par des inondations et des glissements de terrain au Bangladesh depuis le mois de juin.  Les équipes de HI continuent de venir en aide aux populations affectées.

Blessure par balle : un long parcours médical
© Hardy Skills / HI
Réadaptation Urgence

Blessure par balle : un long parcours médical

Une blessure par balle conduit le patient dans un long parcours médical. Après une opération, la rééducation nécessaire pour regagner en mobilité peut prendre des mois, voire des années : une convalescence longue qui engendre une invalidité temporaire et rend le patient inapte au travail. Alaa fait partie de ces centaines de blessés par balle. Suivi par HI, il commence sa rééducation.