Goto main content

Fin des opérations de déminage

Mines et autres armes
République démocratique du Congo

HI termine ses opérations de déminage dans les provinces de  Tshopo, de l’Ituri, du Bas-Uélé et du Haut-Uélé lancées en janvier 2016 en République démocratique du Congo (RDC). Pendant 2 ans, HI et son partenaire local AFRILAM (Afrique pour la lutte anti-mines) ont déminé 34 520 m2 de terres soit près 5 terrains de foot, pour le bénéfice de 5 600 habitants de la région.

L'équipe de démineurs d'AFRILAM rejoint sa zone de travail sur le site d'Itendey

L'équipe de démineurs d'AFRILAM rejoint sa zone de travail sur le site d'Itendey | ©B.Blondel/HI

Entre janvier 2016 et décembre 2017, l’équipe de démineurs d’AFRILAM a déminé près de 34 520m² de terrain, en grande partie des champs et des voies de communication pour 3 villages. Environ 5 600 personnes sont maintenant libérées de la menace des mines et des restes explosifs de guerre, héritage de conflits entre groupes armés dans la région depuis les années 1990.

 

Le déminage s’est effectué manuellement avec une équipe de 19 démineurs formés par HI. En moyenne, un démineur déminait manuellement 13 m² par jour. Depuis le début des opérations en 2016, 21 mines ont pu être sécurisées et détruites ainsi que 25 restes explosifs de guerre (REG) dont des grenades F1, des roquettes PG7 et des obus de mortier 120 mm.

 

« Malgré des conditions difficiles dans les différentes zones concernées, avec la saison des pluies d’octobre à mai et une végétation dense, les opérations de déminage se sont bien déroulées. Ces opérations ont été l’occasion de former les démineurs et d’améliorer leur niveau. HI a également mis en place 85 sessions de sensibilisation aux risques des mines et des REG auprès de 6 000 personnes. Cela permet aux populations locales de se sentir plus en sécurité et de mener leurs activités quotidiennes en toute sérénité », explique Jadot Bamungu, responsable du contrôle des opérations de déminage pour HI.

 

Les mines antipersonnel ont été employées pour la première fois en 1960 en République démocratique du Congo, au lendemain de l’accession du pays à l’indépendance. Depuis 1996, elles ont été largement utilisées par les différents groupes armées qui se sont opposés dans le Nord et l’Est du pays, au gré des nombreux conflits qui se sont succédés. Aujourd’hui encore, elles sont une menace permanente pour les populations locales.

 

HI en RDC :

Handicap International est présente en RDC depuis 20 ans. L'association a été un acteur majeur du déminage, ses dernières opérations dans le domaine remontant à 2014. Avec AFRILAM, son partenaire depuis 2008, elle est engagée pendant trois ans dans de nouvelles opérations de ce type.

Membre du Traité d’Ottawa, la République démocratique du Congo s’est donné jusqu’en 2021 pour se déclarer libre de mines.

Nos actions
pays
par pays

RELATIONS PRESSE

CANADA

Gabriel PERRIAU

ÉTATS-UNIS

Mica BEVINGTON

 

 

Aidez-les
concrètement

Pour aller plus loin

Abdullah avait peur de tous les médecins
© ISNA Agency / HI
Mines et autres armes Réadaptation

Abdullah avait peur de tous les médecins

Abdullah a 12 ans. Gravement blessé lors d'un bombardement aérien en décembre 2019 alors qu'il jouait dehors avec des amis, il a dû être amputé. Humanité & Inclusion (HI) lui est venu en aide.

« Je pense qu’il faudra au moins deux générations pour reconstruire une Syrie dévastée »
© B.Blondel / HI
Mines et autres armes

« Je pense qu’il faudra au moins deux générations pour reconstruire une Syrie dévastée »

Après 10 ans de guerre, la Syrie est totalement contaminée par les restes explosifs, une contamination qui est du jamais-vu pour les experts. Quand le conflit cessera, le déminage et la reconstruction seront extrêmement complexes. Explications d’Emmanuel Sauvage, directeur de la réduction de la violence armée chez Humanité & Inclusion (HI).

La vie de Salam a volé en éclats à cause des restes explosifs en Syrie
© S.Khlaifat/HI
Mines et autres armes Réadaptation

La vie de Salam a volé en éclats à cause des restes explosifs en Syrie

En 2015, Salam ramassait des olives dans un champ près de chez elle, en Syrie. Elle a trouvé un drôle de morceau de métal, une petite bombe, qui a explosé. Elle avait tout juste 5 ans.