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Mossoul : Handicap International étend son intervention d’urgence

La ville de Mossoul est le théâtre d’affrontements intenses depuis octobre 2016. Plus de 485 000[1] personnes ont fui la ville et plusieurs centaines de milliers d’autres restent prises au piège des combats. Depuis le début de la seconde phase de l’offensive militaire sur l’ouest de la ville en février dernier, le nombre de blessés a augmenté considérablement. Pour intervenir au plus près des victimes, Handicap International étend son intervention d’urgence au sein même de Mossoul.

Mosul_Kazer camp

Des personnes déplacées dans le camp de Kazher | © E. Fourt / Handicap International

« Près de sept mois après le début de l’opération militaire pour reprendre la ville de Mossoul, plus de 12 000[2] civils ont été blessés dans les affrontements ou en essayant de fuir les combats », explique Maud Bellon, coordinatrice pour la réponse d’urgence de l’association. « Plus de la moitié d’entre eux viennent de la zone ouest de Mossoul où les forces armées poursuivent actuellement leur offensive. » 

Intervention directe à Mossoul-Est

« Si beaucoup d’habitants de l’ouest de la ville fuient Mossoul, un grand nombre d’entre eux se dirigent également vers les quartiers situés à l’est, repris par l’armée en janvier 2017», explique Maud. « Pour couvrir un maximum de besoins et intervenir au plus près de la population, nous allons donc étendre notre intervention au sein même de la ville, dans un centre de santé. Plusieurs kinésithérapeutes, travailleurs psycho-sociaux et psychologues assisteront les personnes qui ont été blessées. » L’association intervient d’ores et déjà dans deux autres hôpitaux en périphérie de la ville, où elle offre des services de réadaptation aux patients.

Des activités étendues dans les camps

Le nombre croissant de blessés s’ajoute à des mouvements de population qui se sont fortement intensifiés au cours des dernières semaines.  « Plus des trois quarts des civils ayant fui Mossoul vivent dans des camps de déplacés, installés au sud et à l’est de la ville. Des milliers de déplacés transitent par le point de contrôle de Hammam al Alil, chaque jour. Nous sommes déjà présents dans six camps mais nous intervenons également dans cette zone depuis peu, pour venir en aide aux déplacés plus rapidement », indique la coordinatrice terrain de Handicap International, « Notre intention vise en priorité les personnes les plus vulnérables: les civils blessés, en situation de handicap ou encore les personnes en situation de détresse psychologique. Ces personnes ont été particulièrement affectées par un accès aux soins très aléatoires, les bombardements et les difficultés de fuir Mossoul. Notre assistance est essentielle pour elles. »

Augmentation du nombre de retours

Si des dizaines de milliers de personnes continuent à fuir Mossoul, le nombre de familles retournant dans leurs zones d’origine est également en nette augmentation. « Plus de 100 000[3] personnes sont déjà rentrées chez elles et le nombre de retours a même surpassé celui des arrivées, dans certains camps, au cours du dernier mois[4] » explique Maud Bellon. « Le danger reste pourtant énorme dans ces zones encore jonchées de restes explosifs de guerre. Nous poursuivons nos activités d’éducation aux risques dans les camps et dans les bus qui ramènent les déplacés dans les zones de Mossoul reprises par les forces armées ». Depuis le début de sa réponse d’urgence, Handicap International a déjà sensibilisé plus de 25 000 personnes aux dangers des restes explosifs de guerre.

 

[1] IOM– 11/05/2017

[2] OCHA – 08/05/2017

[3] IOM – 11/05/2017

[4] UNHCR – 20/04/2017

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