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Mossoul : une moyenne de 9 000 déplacés à chaque jour

Secourir les déplacés/réfugiés
Irak

L’exode hors de Mossoul s’intensifie. Le 19 Février dernier, les forces armées lançaient la seconde phase de leur opération militaire pour reprendre la ville. Depuis, plus de 150 000 personnes ont fui les combats dans l’ouest de la ville. Les mouvements de population s’accélèrent, avec une moyenne de 9 000 personnes déplacées chaque jour. 

430 000 civils ont été déplacés par d'intenses combats à Mossoul depuis octobre.

430 000 civils ont été déplacés par d'intenses combats à Mossoul depuis octobre. | © E. Fourt / Handicap International

Les équipes de Handicap International interviennent auprès de la population dans les camps et les hôpitaux dont certains arrivent à saturation : « Plusieurs milliers de personnes ont été blessées au cours des dernières semaines. On rencontre un nombre important de victimes de coups de feu, d’engins explosifs ou d’éclats d’obus », indique Fanny Mraz, chef de mission de Handicap International en Irak.

« Les structures de santé sont dépassées par le nombre de victimes qui arrivent de Mossoul par ambulance. »

Selon les Nations Unies, des centaines de milliers de personnes supplémentaires pourraient fuir la ville dans les semaines à venir.  Ceux encore bloqués à Mossoul encourent des risques très importants tant que les combats se poursuivent.

 

Sensibiliser la population aux risques des restes explosifs de guerre

 

Depuis octobre dernier, ce sont plus de 430 000 civils qui ont fui les affrontements intenses à  Mossoul. Parmi eux, plus de 90 000 sont déjà retournés dans leurs zones d’origine, reprises par les forces armées.  Handicap International organise des sessions de sensibilisation aux risques des restes explosifs de guerre pour avertir les habitants des dangers qui les menacent.

« Depuis le début de l’offensive pour reprendre l’ouest de Mossoul en février 2017, les mouvements de population se sont considérablement accélérés », explique Maud Bellon, coordinatrice pour la réponse d’urgence de l’association. « Beaucoup de civils fuient les bombardements, mais un grand nombre de personnes qui avaient quitté Mossoul, font également le choix de rentrer chez elles. Pourtant, les risques y sont encore énormes pour la population. Des restes explosifs de guerre et autres engins explosifs improvisés jonchent les rues et les maisons qui ont été laissées à l’abandon, lorsque celles-ci n’ont pas été détruites lors des combats. »

 

Handicap International et la crise irakienne

 

Plus de 125 000 personnes ont bénéficié d’actions de Handicap International depuis lelancement de ses opérations d’urgence en Irak, en 2014. Les actions de l’association sont réévaluées régulièrement, pour tenir compte d’une situation très volatile sur l’ensemble du territoire irakien. Handicap International mène actuellement des activités de protection des populations, sensibilisation aux risques de mines et armes conventionnelles, études non-techniques et dépollution de zones potentiellement dangereuses, réadaptation physique et fonctionnelle, soutien psychosocial, soutien à des centres de santé , formation, plaidoyer  et support technique à des partenaires pour renforcer l’inclusion des personnes vulnérables (handicapées, blessées, âgées, etc.) au sein de leurs services.

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