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« On regardait les oiseaux dans le ciel, et des avions sont apparus »

Fawzi, 15 ans, est Syrien. En 2014, il a été touché par un bombardement, dans la région de Deraa. Transporté d’urgence en Jordanie pour se faire soigner, il y vit désormais avec une partie de sa famille. Handicap International l’aide à retrouver l’usage de ses membres après presque deux ans passés à l’hôpital.

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Fawzi fait des exercices de Kinhésithérapie. | © E. Fourt / Handicap International

Fawzi vit dans une petite maison, à quelques kilomètres de la frontière syrienne, en Jordanie. Lorsqu’on le voit souriant, dans son salon, entouré des membres de sa famille, on n’imagine pas une seconde ce qu’il a vécu au cours des dernières années. Il suffit que l’adolescent soulève son tee-shirt pour que de nombreuses cicatrices apparaissent. Les traces des six opérations et de la greffe de peau qu’il a subies racontent d’elles-mêmes la violence du bombardement dans lequel il a été blessé.

« Nous étions sur le toit de ma maison avec mon cousin, en train de regarder les oiseaux dans le ciel. Soudain, des avions sont apparus et ils ont commencé à tout bombarder. J’ai été touché par de nombreux éclats d’obus. On m’a transporté directement à l’hôpital mais mes blessures étaient si graves que j’ai été transféré à Ramtha, en Jordanie, pour me faire traiter en urgence. » Fawzi a le pelvis fracturé et ses organes sont criblés d’éclats d’obus. C’est le début de deux ans d’hospitalisation.

Aujourd’hui, Fawzi vit dans une maison avec sa mère et son grand frère, dans la ville de Ramtha. Une équipe de Handicap International lui rend régulièrement visite, pour des sessions de réadaptation. « Nous faisons  beaucoup d’exercices de renforcement musculaire, pour l’aider dans ses gestes quotidiens », explique Salam, kinésithérapeute de l’association. Le jeune Syrien s’applique lors des exercices, mais il semble fatigué. « Il dort peu et pense beaucoup », explique sa mère, Fatma. « Il aimerait que nous puissions rentrer en Syrie, quand la paix sera revenue. Et que nous puissions de nouveau être réunis avec le reste de notre famille, qui n’a pas pu fuir le pays. »

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