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Partager son expérience, pour reprendre confiance

Irak

Handicap International mène en Irak des séances de soutien psycho-social pour les personnes affectées par la crise, avec une attention particulière pour les populations déplacées. Dans le gouvernorat de Kirkouk, des sessions de groupe ont lieu régulièrement. Elles ont pour but d’encourager les participants à surmonter leurs traumatismes liés au conflit.

Cette séance de groupe a pour but d’aider ces hommes à surmonter leurs traumatismes liés au conflit, et à les aider à retrouver la confiance nécessaire pour communiquer avec les autres. | © Elisa Fourt / Handicap International

Assis dans une baraque de ciment perdue au milieu des champs, une dizaine d’hommes discutent. A première vue, la scène pourrait faire penser à un conseil de représentants locaux, réunis pour discuter des affaires de la région. Mais les propos des participants sont très différents. Ces hommes parlent de leurs peurs, de leurs espoirs, de leurs problèmes quotidiens… Ils sont là pour exprimer et partager librement ce qu’ils ressentent, encouragés par Handicap International.  L’association accorde une grande importance au soutien psycho-social, dans ce contexte de crise qui s’éternise. « Les personnes auxquelles on apporte notre assistance sont souvent déprimées et n’ont que peu d’espoir face à l’avenir. Le déplacement, la destruction de leur maison, et les évènements traumatisants qu’elles ont vécus ont des conséquences énormes sur leur état  mental. Si leur détresse psychologique est ignorée, elle ne fera qu’augmenter avec le temps. A Kirkouk, peu d’acteurs humanitaires offrent un soutien psychosocial. En cela, notre action est essentielle” estime Jérémie Zahorski, coordinateur terrain Handicap International dans le gouvernorat.

Généralement, les séances de groupe se déroulent en plusieurs sessions, qui s’organisent autour de thématiques différentes : le handicap, la violence, les rêves, les espoirs ou encore les difficultés inhérentes au fait de recommencer sa vie dans un nouveau lieu. Les dix hommes réunis aujourd’hui sont tous déplacés. Ils ont fui les conflits qui secouent leur pays pour se réfugier dans le gouvernorat voisin. Au début de la session, ils discutent de leur parcours avec Chino et Schwan, travailleurs psychosociaux. L’équipe de Handicap International écoute attentivement les remarques des uns et des autres concernant les difficultés qu’ils rencontrent et l’importance du soutien de leurs proches et de l’association.


Dans un second temps, Chino et Schwan mettent en place différentes activités, qui permettent aux hommes de mettre de mots sur leurs émotions et de les partager avec les autres. Chacun se prête au jeu et participe activement aux exercices proposés. Les travailleurs psychosociaux ont réussi à gagner la confiance des participants qui se sentent à l’aise pour partager leurs expériences.

Avant la fin de la session, Schwan initie un exercice de relaxation. Le but est de réduire les appréhensions des participants, et de les aider à retrouver une certaine sérénité. Au fil du temps et au gré des séances, l’esprit apaise le corps et améliore le bien-être de ceux qui se prêtent à l’exercice. Allongés par terre, les yeux fermés, les hommes écoutent la voix de Schwan et s’évadent dans leurs pensées. Le temps de quelques minutes, ils oublient leur condition de déplacés et les difficultés du quotidien. Ils ne pensent plus qu’à l’instant présent et ils se détendent. Certains s’assoupissent même, signe qu’ils arrivent à lâcher prise.


La session se termine, les hommes rouvrent doucement les yeux. Il est temps pour eux de rentrer chez eux. Certains disent qu’ils attendent déjà avec impatience la prochaine séance. Depuis le début de son intervention d’urgence en Irak en 2014, Handicap International a permis à près de 2 000 personnes, parmi lesquels ces hommes, de bénéficier de séances de soutien psycho-social.

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