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« Tout ce que je veux, c’est apprendre »

Liban

Zoheir a 6 ans et souffre de Spina Bifida, une maladie congénitale qui l’empêche de marcher. Réfugié avec sa famille depuis trois ans au Liban, il bénéficie de l’assistance de Handicap International depuis quelques mois. L’association apporte son aide aux réfugiés syriens, grâce au soutien du service de la Commission européenne chargé de l'aide humanitaire et de la protection civile (ECHO).

Zoheir montre l’un de ses dessins à Cynthia, à la fin de la session de kinésithérapie.

Zoheir montre l’un de ses dessins à Cynthia, à la fin de la session de kinésithérapie. | © E. Fourt / Handicap International

« Lorsque Zoheir est né, tout paraissait normal », raconte Mohammad, son père, alors qu’Elias, assistant social et Cynthia, kinésithérapeute s’installent sur la terrasse qui borde la tente familiale. « Mais juste deux heures après sa naissance, mon fils ne pouvait plus bouger ses jambes. J’ai vu les docteurs s’afférer autour de lui et j’ai compris qu’il y avait un souci. Très vite, ils ont découvert une grosseur dans son dos, qui ressemblait à une tumeur. Zoheir a alors subi plusieurs opérations, mais les docteurs n’ont pas pu changer sa condition… ». Les lunettes teintées du père de famille ne cachent pas son émotion pour autant, lorsqu’il se remémore les premières heures de son fils. Les parents de Zoheir ont immédiatement fait les démarches pour que leur fils bénéficie de sessions de kinésithérapie peu après sa naissance, ce service étant alors gratuit en Syrie. 

Mais en 2012, lorsque le conflit touche leur pays, Zoheir ne peut plus bénéficier de séances de réadaptation. « Notre maison a été détruite par les bombardements. Nous avons d’abord dû nous déplacer au sein de la Syrie mais très vite, nous avons pris la direction du Liban.» Lorsque Zoheir est né, tout paraissait normal », raconte Mohammad, son père, alors qu’Elias, assistant social et Cynthia, kinésithérapeute s’installent sur la terrasse qui borde la tente familiale. « Mais juste deux heures après sa naissance, mon fils ne pouvait plus bouger ses jambes. J’ai vu les docteurs s’afférer autour de lui et j’ai compris qu’il y avait un souci. Très vite, ils ont découvert une grosseur dans son dos, qui ressemblait à une tumeur. Zoheir a alors subi plusieurs opérations, mais les docteurs n’ont pas pu changer sa condition… ». Les lunettes teintées du père de famille ne cachent pas son émotion pour autant, lorsqu’il se remémore les premières heures de son fils. Les parents de Zoheir ont immédiatement fait les démarches pour que leur fils bénéficie de sessions de kinésithérapie peu après sa naissance, ce service étant alors gratuit en Syrie. 
Mais en 2012, lorsque le conflit touche leur pays, Zoheir ne peut plus bénéficier de séances de réadaptation. « Notre maison a été détruite par les bombardements. Nous avons d’abord dû nous déplacer au sein de la Syrie mais très vite, nous avons pris la direction du Liban. 
Alors que son père se confie à Elias, Zoheir suit consciencieusement les consignes que Cynthia distille au fil de la session de kinésithérapie. « Nous faisons ces exercices pour que ses articulations restent souples et qu’il puisse plus facilement bouger », commente la kinésithérapeute. « C’est très bien que la famille assiste à cette séance, car je souhaite leur montrer comment prendre soin de Zoheir. » Les frères et sœurs  et les parents du petit garçon regardent les gestes de Cynthia avec attention alors que la discussion suit son cours. « De mon côté, j’essaie de trouver des organisations qui pourraient apporter leur aide à Mohammad, qui souffre de cécité depuis plusieurs années. Cela fait partie de mon travail de déterminer les besoins de la famille », indique Elias. 

Reconnaissant de l’aide que leur apporte l’association, Mohammad explique : « Lorsque nous sommes arrivés ici, une personne a donné une chaise roulante à Zoheir mais elle était en très mauvais état. Lorsque nous avons connu Elias et Cynthia, ils nous ont immédiatement apporté un fauteuil roulant plus adapté pour mon fils. Désormais, il peut sortir jouer avec ses amis et il est beaucoup plus actif. » Zakia, la mère de Zoheir, commente : « Il peut aussi aller à l’épicerie pour acheter ce dont nous avons besoin maintenant. Il adore aller faire les courses pour nous : il dit qu’il y va avec sa « voiture », en parlant de son fauteuil roulant. » Les parents du petit garçon sourient tendrement et Mohammad ajoute : « Mon fils a une forte personnalité. La force qu’il n’a pas dans les jambes, elle se trouve dans ses bras et dans sa motivation ». 
La session se termine et Zoheir montre à Cynthia quelques-uns de ses dessins. Le petit garçon, qui adore apprendre, tout comme ses frères et sœurs, n’est pas scolarisé depuis son arrivée au Liban. Une situation à laquelle ses parents, avec l’aide d’Elias, comptent bien remédier. « Nous avons signalé le cas de Zoheir à une association en charge de l’inclusion des enfants handicapés à l’école » explique l’assistant social. « Bientôt, si tout se passe bien, les enfants pourront étudier à nouveau. » Sur le dessin de Zoheir, on distingue une grande maison, entourée d’un beau jardin. Mohammad commente l’œuvre de son fils et conclue : « Même si nous essayons de vivre au mieux ici et de garantir une bonne éducation à nos enfants, nous sommes impatients de pouvoir rentrer chez nous, lorsque le conflit sera fini. »

Alors que son père se confie à Elias, Zoheir suit consciencieusement les consignes que Cynthia distille au fil de la session de kinésithérapie. « Nous faisons ces exercices pour que ses articulations restent souples et qu’il puisse plus facilement bouger », commente la kinésithérapeute. « C’est très bien que la famille assiste à cette séance, car je souhaite leur montrer comment prendre soin de Zoheir. » Les frères et sœurs  et les parents du petit garçon regardent les gestes de Cynthia avec attention alors que la discussion suit son cours. « De mon côté, j’essaie de trouver des organisations qui pourraient apporter leur aide à Mohammad, qui souffre de cécité depuis plusieurs années. Cela fait partie de mon travail de déterminer les besoins de la famille », indique Elias. 

Reconnaissant de l’aide que leur apporte l’association, Mohammad explique : « Lorsque nous sommes arrivés ici, une personne a donné une chaise roulante à Zoheir mais elle était en très mauvais état. Lorsque nous avons connu Elias et Cynthia, ils nous ont immédiatement apporté un fauteuil roulant plus adapté pour mon fils. Désormais, il peut sortir jouer avec ses amis et il est beaucoup plus actif. » Zakia, la mère de Zoheir, commente : « Il peut aussi aller à l’épicerie pour acheter ce dont nous avons besoin maintenant. Il adore aller faire les courses pour nous : il dit qu’il y va avec sa « voiture », en parlant de son fauteuil roulant. » Les parents du petit garçon sourient tendrement et Mohammad ajoute : « Mon fils a une forte personnalité. La force qu’il n’a pas dans les jambes, elle se trouve dans ses bras et dans sa motivation ». 

La session se termine et Zoheir montre à Cynthia quelques-uns de ses dessins. Le petit garçon, qui adore apprendre, tout comme ses frères et sœurs, n’est pas scolarisé depuis son arrivée au Liban. Une situation à laquelle ses parents, avec l’aide d’Elias, comptent bien remédier. « Nous avons signalé le cas de Zoheir à une association en charge de l’inclusion des enfants handicapés à l’école » explique l’assistant social. « Bientôt, si tout se passe bien, les enfants pourront étudier à nouveau. » Sur le dessin de Zoheir, on distingue une grande maison, entourée d’un beau jardin. Mohammad commente l’œuvre de son fils et conclue : « Même si nous essayons de vivre au mieux ici et de garantir une bonne éducation à nos enfants, nous sommes impatients de pouvoir rentrer chez nous, lorsque le conflit sera fini. »

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