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Une attaque aérienne provoque un carnage parmi les civils

Mines et autres armes

Handicap International condamne avec la plus grande fermeté l’attaque aérienne d’une cérémonie funéraire qui a fait plus de 140 morts et 500 blessés à Sanaa, samedi dernier. Les bombardements incessants contre les civils et les infrastructures civiles doivent cesser immédiatement.

Une femme blessée à la jambe prise en charge par Handicap International à l’hôpital d’Al-Thawra de Sana'a en début d’année

Une femme blessée à la jambe prise en charge par Handicap International à l’hôpital d’Al-Thawra de Sana'a en début d’année | © Handicap International

« Ce nouveau bombardement condamné par le Secrétaire général des Nations unies témoigne d’un mépris absolu pour la vie des civils, déclare Anne Héry, directrice du plaidoyer et des relations institutionnelles. Handicap International demande à ce que toute la lumière soit faite sur cette attaque et appelle une nouvelle fois l’ensemble des parties au conflit au Yémen à respecter le Droit international humanitaire, et à cesser immédiatement tout bombardement contre les civils. »

L’association mène depuis plusieurs mois une campagne pour dénoncer l’utilisation des armes explosives en zones peuplées, une pratique tristement courante dans les conflits actuels, en Syrie, en Afghanistan, au Yémen, en Ukraine, etc. Les victimes de cette pratique barbare sont à 90 % des civils.

Utilisées dans les zones peuplées, les armes explosives tuent, provoquent des souffrances et blessures graves (brûlures, plaies ouvertes, fractures, etc.). Elles sont la cause de handicaps et de traumatismes psychologiques. Cet usage provoque le déplacement forcé des populations, détruit des infrastructures essentielles comme les habitations, les écoles et les hôpitaux.

Lors d’une attaque, un pourcentage variable de ces armes n’explose pas à l’impact, générant une menace permanente pour les populations civiles longtemps après les combats. La présence de restes explosifs de guerre rend périlleux le retour des populations dans leurs quartiers une fois l’attaque passée ou le conflit terminé. 

 

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