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« Nous devons continuer d’aider les réfugiés »

Réadaptation
Liban

Cela fera bientôt 7 ans que le conflit perdure en Syrie. La guerre qui déchire le pays a provoqué des mouvements de populations sans précédents. On compte notamment plus de 5 millions de réfugiés syriens dans les pays limitrophes, dont plus d’un million au Liban. Depuis le lancement de la réponse d’urgence de Handicap International (HI) dans le pays, Mariam travaille comme kinésithérapeute pour l’association. Elle raconte son quotidien au chevet des réfugiés.

Mariam, dans un des camps informels de la vallée de la Bekaa, au Liban. | © Elisa Fourt / HI

Alors que l’hiver s’installe doucement dans la vallée de la Bekaa, Mariam entreprend le trajet qu’elle fait cinq jours par semaine, depuis cinq ans. La kinésithérapeute apporte son assistance aux réfugiés syriens, en se rendant à leur domicile pour des sessions de réadaptation. Années après années, son regard sur cette crise humanitaire a évolué, tout comme sa façon de travailler avec les réfugiés. « Je me rappelle encore de mes premiers jours de travail », dit-elle dans la voiture, en chemin vers l’abri de l’un des bénéficiaires de l’association. « Les besoins étaient immenses, les gens affluaient ici depuis la Syrie et il y avait beaucoup de blessés. C’était très impressionnant. »

Au fil du temps, Mariam s’est habituée aux conséquences humaines de la guerre. « J’ai vu énormément de blessures liées au conflit au cours des dernières années. Ce qui me frappe le plus, c’est que généralement, le mental des personnes que l’on assiste est aussi touché que leur physique. Et c’est très dur de faire face à leur désespoir. Mais j’essaie d’apporter ce que je peux, pour faciliter leur vie. »

Pour la kinésithérapeute, venir en aide aux réfugiés était une évidence. « Je pourrais être l’une de ces personnes réfugiées qui a besoin de kinésithérapie. Mettre mes compétences à leur service me parait juste normal : je fais ce que j’aimerais que l’on fasse pour moi, si j’étais dans leur situation. J’ai rencontré tellement de gens pour qui notre intervention était importante … Et le fait d’être sur le terrain chaque jour me permet de vraiment voir l’impact de mon action sur leur vie. »

Sessions après sessions, les visites de Mariam se sont inscrites dans le quotidien des bénéficiaires de l’association. La kinésithérapeute a également vu le contexte changer au fil des années. « La plupart des gens à qui je rends visite vivent dans des camps informels. Ils ont beau être là depuis des années maintenant, ils sont loin d’être installés confortablement. Leurs conditions de vie sont très difficiles et elles empirent d’année en année, à mesure que la guerre s’éternise. On fait également face à différents types de blessures et de handicaps désormais. Un grand nombre de cas que je traite actuellement sont des blessures du quotidien car la précarité des réfugiés augmente. Il y a aussi beaucoup de maladies chroniques qui empirent, car les personnes n’ont pas toujours accès aux soins dont elles ont besoin. »

Arrivée à destination et avant de commencer sa première visite de la journée, Mariam conclut : « Il y a peu d’associations dans le pays qui proposent des services comme la kinésithérapie. Pour autant, la réadaptation physique fait une énorme différence dans la vie des personnes qui ont été touchées par le conflit. Tant que celui-ci perdure et même une fois qu’il prendra fin, il est vital que nous fassions notre possible pour assister les réfugiés et que nous répondions à leurs besoins les plus essentiels. »

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