Accès direct au contenu

Une prise en charge précoce pour permettre aux enfants de vivre debout

Prévention
International

À l’occasion de la journée internationale du pied bot le 3 juin, Humanité & Inclusion (HI) rappelle l’importance de la prise en charge précoce de cette malformation. Parce que lorsque le pied bot est traité dans les semaines qui suivent la naissance, il est possible d’éviter aux enfants de grandir avec un handicap.

Hope est née avec des pieds bots, ses deux pieds sont complètement tournés vers l'intérieur.

Hope est née avec des pieds bots, ses deux pieds sont complètement tournés vers l'intérieur. | © Patrick Meinhardt / HI

Le pied bot est une déformation d’un ou deux pieds, visible dès la naissance d’un enfant. C’est une déformation qui peut avoir des conséquences très lourdes, parce qu’en l’absence de traitement, le pied ne peut retrouver une position normale. L’enfant ne peut alors pas porter de chaussures, il peut se blesser, mais il rencontre alors aussi des difficultés pour se déplacer (il ne peut effectuer de longues distances). Ce handicap devient alors un facteur d’exclusion puisque l’enfant ne peut participer à des activités avec ceux de son âge. Et il risque alors de devenir l’objet de stigmatisation, d’exclusion.

« Il est pourtant possible d’éviter ce tableau très sombre, souligne Uta Prehl, spécialiste en réadaptation pour HI. C’est la raison pour laquelle il est essentiel de faire en sorte que la détection de cette déformation intervienne au plus tôt après la naissance. C’est une des clés de la réussite de la prise en charge. Il est alors possible de proposer un traitement efficace, qui va permettre de corriger cette déformation. Après quelques mois, l’enfant sera alors en mesure de marcher normalement. Il faut souligner que les travailleurs sociaux doivent un rôle important dans le cycle de prise en charge, pour travailler en lien avec les parents afin d'assurer la conformité avec le traitement. Si les enfants ne sont pas suivis correctement et régulièrement, on peut en effet craindre que la correction du pied ne soit pas satisfaisante. Une bonne sensibilisation des soignants est donc également essentielle ».

La prise en charge consiste en la pose de plâtres, remplacés chaque semaine, pendant six semaines, pour apporter des corrections progressives. Une opération chirurgicale du tendon est parfois effectuée avant le dernier plâtre. Puis, les organisations partenaires de HI installent une attelle orthopédique constituée de deux petits chaussons et d’une barre qui les relie. Cela permet de main­tenir le pied bot fortement tourné vers l’extérieur. L’attelle doit impérativement être portée en permanence durant les 4 premiers mois. Elle sera ensuite régulièrement ajustée pour permettre une correction adaptée. Des contrôles sont réali­sés jusqu’à l’âge de la marche. Lorsqu’elle est acquise, nos partenaires établissent un bilan radiographique. Après l’arrêt du port de l’attelle orthopédique avec chaussons, entre les 3 ans et les 4 ans de l’enfant selon les cas, le rythme de surveillance est espacé, mais les consultations se poursuivent jusqu’à la fin de la croissance afin de prévenir la récidive.

HI a formé depuis plusieurs années des physiothérapeutes dans plusieurs pays, afin de favoriser une détection précoce et une prise en charge adaptée du pied bot.

Nous continuons encore aujourd’hui ce type de projet, en particulier au Burkina Faso et au Sri Lanka, pour que les enfants qui naissent avec ces malformations, puissent grandir sans handicap.

Nos actions
pays
par pays

RELATIONS PRESSE

CANADA

Gabriel PERRIAU

ÉTATS-UNIS

Mica BEVINGTON

 

 

Aidez-les
concrètement

Pour aller plus loin

Léa Bayekula : Ambassadrice HI et para-athlète primée
© Alexandra Bertels / HI
Inclusion

Léa Bayekula : Ambassadrice HI et para-athlète primée

La sportive de haut niveau se spécialise dans l'athlétisme. Elle espère utiliser sa position d'ambassadrice chez Humanité & Inclusion (HI) pour sensibiliser à l'inclusion des personnes handicapées.

De plus en plus de personnes sont forcées de fuir
© K.Holt / HI
Inclusion Mines et autres armes

De plus en plus de personnes sont forcées de fuir

Plus de 80 millions de personnes dans le monde sont déplacées de force, selon l'agence des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR – déc. 2020)[1].

Russie, États-Unis : responsables des dommages causés aux civils par les frappes aériennes
© HI
Mines et autres armes

Russie, États-Unis : responsables des dommages causés aux civils par les frappes aériennes

Le président Poutine et le président Biden se rencontreront le 16 juin. HI rappelle que la Russie et les USA sont parmi les principaux acteurs des dommages causés aux civils par les frappes aériennes.